Il est entendu, n’en déplaise à certains, que nous nous attacherons ici à envisager « la ruche » comme attachée à la structure hébergeant des abeilles, et nulle autre acceptation qui dans sa description nous a fortement interpellé lors de la « nécessaire » discussion « post-match ».

La ruche, société organisée symbole du travail, n’est pas un simple rassemblement d’individus. Les actes réalisés se coordonnent de telle sorte que l’œuvre résultante est cohérente et peut se répéter. Nul « butinages » individuels lors de ce premier set et nous manœuvrons plaisamment à l’instar de ce, somme toute sympathique, hyménoptère. La « danse des abeilles » est plaisante et nous actons (25/17).

Cette Apis Mellifica (tant pis pour ceux qui ont « séché » le latin au collège !)  tire sa force d’une cohésion profonde qui passe par une communication multiple (chimique, visuelle…). L’acte de l’un déclenchant une réponse adaptée d’un autre membre et ainsi de suite. Si cela semble simple quand on l’annonce, il s’avère que cela a été difficile pour nous sur ce deuxième set. Si l’on poursuit sur cette image « vrombissante », sans envisager ici de parler de « rang social » dans notre groupe pour justifier la place de l’un ou l’autre d’entre nous, je considère que nous sommes égaux et capables d’amener chacun notre « pollen » à cette ruche, les individus qui constituent une « société » doivent pouvoir communiquer entre eux, surmontant leur agressivité et être dotés, le cas échéant de mémoire. Nous avons failli, même si finalement l’on s’en tire à bon compte (25/22).

Pour revenir à l’idée originelle, la ruche, il apparaît que la cohésion profonde des abeilles ne passe pas du tout, comme chez les mammifères, par la sexualité ou la reproduction, puisque l’énorme majorité des individus de la société est stérile. Il va nous falloir envisager une autre piste car nous sommes mammifères et avons quasiment tous prouvés notre pouvoir de procréation. Certains ont même un torticolis pour accréditer ce fait (bonne nuit « nounours » !). C’est donc  la nourriture qui crée entre les membres de la communauté « ruche » des relations extraordinairement étroites, chaque individu dépendant de ces congénères (ce qui est particulièrement vrai dans notre sport !). Nous retrouvons un point d’achoppement, « manger » (nos physiques de conquérant le prouve !), et la démonstration se passe de commentaire (25/9).

Je ne sais pas s’il faut nous intéresser plus avant à cette société élaborée et envisager d’être alternativement « nettoyeuses », « nourricières », « magasinières », « bâtisseuses », « gardiennes » ou « butineuses », mais il est certain qu’il n’est pas possible que nous soyons faux et encore moins « faux-bourdon » !

Le coach masqué.

%d bloggers like this: